Les premières interventions de cordes sont d'un minimalisme
absolu.
Une fois installées, les cordes prendront plus de place,
sans pour autant occuper systématiquement tous les espaces
libres.
Les orchestrations sont donc volontairement simples. De plus,
nous avons choisi (avec deyan pavlov et didier lizé)
de les faire jouer avec les sourdines tout au long de l'exécution,
de façon à accentuer encore l'atmosphère
sereine qui se dégageait des séances improvisées.
Pour toutes les séquences où l'orchestre devait
intervenir, il a fallu créer un métronome
qui suivait les fluctuations de tempo de la musique enregistrée,
c'est évidemment l'inverse de ce qui se fait toujours.
Il y a des moments où il faut un temps en plus ou un
temps en moins pour éviter d'accélérer
ou de ralentir trop brutalement.
Il faut en effet que les musiciens, et surtout le chef d'orchestre,
puissent suivre toutes ces fluctuations métronomiques…
Deyan pavlov a joué le jeu avec beaucoup de coeur, les
musiciens aussi, qu'ils en soient remerciés.
Certains orchestres français ont des leçons à
prendre en ce qui concerne l'envie de faire les choses…
(qui est indispensable).
C'est grâce à cet esprit que, in fine, on a l'impression
que tous les instruments ont joué ensemble.
À l'écoute, tout semble simple et naturel, et
c'est tant mieux !
Les séances ont été enregistrées
par didier lizé, compagnon de route de longue date,
dans l'immense studio de la bulgarian national radio, lieu habituel
de travail du sif 309…
L'encadrement, à la fois très professionnel et
très chaleureux (on voit que viktor chouchkov est avant
tout un musicien),
a permis tout celà…merci aussi à borislav
chouchkov, elena chouchkova, donka… et tous les autres…
(voir Bulgarian Symphony Orchestra
et sif.com)